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Lundi 2 novembre 2009

Le greenwashing, en français "laver vert", c'est le fait pour les marques et les publicitaires de nous faire prendre des vessies polluantes pour des lanternes écolos, en d'autres termes de nous faire croire aux vertus environnementales d'un produit pour nous le faire acheter. Evidemment, c'est très tentant pour des publicitaires de nous dire que la lessive dont ils nous vantent les mérites ou que la voiture qu'ils essaient de nous fourguer fait du bien aux arbres et aux abeilles. Même si c'est faux.

 

Et après tout, qu'est-ce qui les en empêche?

 

Eh bien, ce qui les en empêche, c'est une association entre l'ADEME, c'est-à-dire l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie, qui dépend du ministère de l'environnement, et l'ARPP, à savoir l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité. Ensemble, ils recensent les messages publicitaires télé, affichage et presse afin de repérer trois types majeurs de greenwasing:

 

Le mensonge pur et simple. Ca, c'est le plus simple. C'est le cas avec certains constructeurs automobiles de grosses sportives ou de 4x4 ultra-polluants, qui n'hésitent pas à dire que leur produit fait du bien à la nature. Là, c'est carrément interdit.

Les pubs qui ne relativisent pas. Par exemple, le fabricant d'une petite voiture qui consomme peu a le droit de dire que sa voiture est moins polluante qu'une grosse berline, parce que c'est vrai. Mais il n'a pas le droit de dire que sa petite voiture est non-polluante ou qu'elle a un impact positif sur l'environnement.

Les associations d'idées douteuses ou abusives. Par exemple: un constructeur de petits avions de tourisme a prétendu que ses avions étaient bons pour l'environnement, parce que les pompiers s'en servaient pour observer le littoral et chercher les feux de forêt.

 

En tous cas, je vous incite à aller voir le compte-rendu du bilan 2009 "Publicité et environnement" sur le site de l'ademe ou sur celui de l'arpp. C'est ultra-intéressant.

 

Et s'il y a un chiffre à retenir, c'est le suivant : en 2006:  181 pubs parlaient d'environnement dont 6% abusivement. En 2009, on est passé à presque 1.000 messages publicitaires qui utilisent l'argument écolo, mais il n'y a plus que 3% d'abus.

 

Donc, peut-on se fier aux pubs maintenant?

 

Enfin…sans tomber dans la parano, il faut toujours rester vigilant et de faire fonctionner son intelligence et son sens critique. En tous cas, c'est rassurant de voir que les professionnels de la pub se prennent en main et apprennent à parler plus intelligemment aux consommateurs. Non?

Par TRICARD
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