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Jeudi 4 décembre 2008
Station Ménilmontant ce matin: 


 



Peut-être un nouvel espace de créativité pour tous les talents que le gouvernement va mettre à la rue avec la réforme de l'audiovisuel en cours...
 
Par TRICARD
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Jeudi 3 juillet 2008



Paris-Match, l'organe de diffusion des photos de vacances de la présidence, vient d'en commettre une bien bonne, nous rapporte Libération dans un article du 3 juillet: la rédaction de Paris-Match vient en effet de publier un dossier d'une trentaine de pages sur le Québec à l'occasion des 400 ans de la belle province, en mettant en avant sa belle capitale, Montréal...

Manque de bol, cette année marque les 400 ans de la ville de Québec.

En même temps, quand on recrute ses rédac'chefs en tenant compte de la capacité à cirer les pompes, on peut pas être trop regardant sur le professionnalisme ou sur la rigueur...

Par TRICARD
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Jeudi 26 juin 2008
Jean-François Copé, qui est par ailleurs avocat, utilise des arguments de taille pour justifier sa taxe sur le chiffre d'affaires des opérateurs télécoms (destinée à financer partiellement le trou dans les finances de France Télévisions que provoquera l'arrêt de la publicité sur ses antennes).

Selon le Président de la commission qui porte son propre nom, la Commission europénne ne peut pas s'opposer à la taxe, car il faudrait pour cela que ce soit une "taxe gigantesque". Or, là, il ne s'agit selon Monsieur Copé que d'une "toute petite taxe", et de surcroît, "qui porte sur le chiffre d'affaires à un taux faible".

Mais les juristes de la Commission européenne risquent de ne pas entendre ce petit argumentaire tout rikiki de pas grand chose...
Par TRICARD
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Vendredi 6 juin 2008
Inouï, c'est un article du Point .fr qui l'annonce. Après avoir annoncé le contraire pendant des mois, l'Omniprésident de la République a déclaré à Fabienne Servan-Schreiber, qu'il recevait à l'Elysée avant-hier, que la redevance serait indexée sur le coût de la vie.

Ce qui devrait rapporter entre 60 et 100 millions d'euros par an supplémentaires. C'est-à-dire à peu près 1/8ème du manque à gagner provoqué par la suppression de la pub sur les antennes de France Télévisions.

A ce rythme là, la prochaine annonce de Sarkozy sera sûrement: "Pour financer la télévision publique, nous avons trouvé la solution. Nous allons autoriser la diffusion de publicités entre les programmes"...


Par TRICARD - Publié dans : France télévisions
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Jeudi 29 mai 2008


Plus on avance, plus on se rend compte que la Commission Copé est un écran de fumée destiné à masquer le fait que l'audiovisuel public sera démantelé. Les socialistes participant à la dite commission annonceront au début de la semaine prochaine qu'ils quittent cette commission puisqu'elle ne sert à rien.

Jean-François Copé lui-même a d'ores et déjà annoncé qu'il ne tiendrait pas de conférence de presse à l'issue de la prochaine session. C'est vrai, à quoi ça sert de parler aux journalistes si c'est pour se faire taper sur le doigt par le patron dans les 2 heures qui suivent?

Alors, je pense qu'il est temps de poser la question: ET APRES LA MORT DU SERVICE PUBLIC, QUOI ?

Je maintiens, je persiste et signe, au risque de passer pour un exalté: si Sarkozy a pris la peine de faire tout ça, c'est qu'il a une idée derrière la tête. Pas forcément une bonne. Mais une idée.

Mais laquelle?...

Toute contribution est la bienvenue.



Par TRICARD - Publié dans : media-tv
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Mercredi 28 mai 2008
Hier, sur les antennes de RTL, le Président de la République a désavoué la Commission Coppé, qui essaie tant bien que mal de trouver une solution à cette équation impossible: préserver le financement de l'audiovisuel public tout en supprimant 50% de ses recettes, à savoir celles provenant de la publicité.

FAIT DU PRINCE

Nicolas Sarkozy qui, rappelons-le, a annoncé la suppression de la publicité sur les antennes publiques sans aucune concertation préalable, lors de ses voeux de début d'année, ne veut pas d'une augmentation de la redevance.

C'est comme ça.

C'est tout.

L'argument couramment utilisé est que la redevance est un impôt impopulaire - tant et si bien qu'il n'a pas oscillé depuis une bonne vingtaine d'années, nonobstant l'inflation, le coût de la vie, la création de nouvelles chaînes et l'intégration dans le giron du groupe France télévisions du pôle Outre-Mer. Nos dirigeants, qui subissent des alternances répétées depuis 1981, continuent de vouloir flatter le peuple dans le bon sens du poil. Et en période de crise du pouvoir d'achat, l'annonce d'une hausse de la redevance pourrait avoir un impact négatif auprès de ceux qui n'ont pas eu la chance de voir leur salaire augmenté de 170%, comme notre cher Président.

Mais peut-on imaginer, ne serait-ce que deux secondes, qu'il y ait une idée là-dessous? Soyons créatifs. Imaginons que Nicolas Sarkozy ait une idée derrière la tête. Hein? Allez savoir...

Alors, plusieurs possibiités:

- plus de télévision publique du tout. Même le Président du n'importe quoi n'irait pas jusque là. Ecartons cette hypothèse. Si c'était possible ou souhaitable pour un dirigeant de droite, Silvio Berlusconi l'aurait déjà fait.

- vente d'une chaîne publique à un ami du Président. Mais qui? Lagardère, Bouygues ou Bolloré? Ce sont les trois hypothèses possibles. Possible, mais pas sûr: avec la montée du numérique, les chaînes perdent de la valeur de jour en jour. Pourquoi Bouygues irait-il se désengager de TF1 pour prendre le contrôle de France 2?

- un audiovisuel public affaibli, avec des programmes incapables de capter l'attention d'un public de plus en plus rare et âgé.

Pour ma part, je ne sais pas ce qui se passe dans les coulisses. Mais une chose est sûre: les professionnels de l'audiovisuel sont dans une phase très destabilisante. Et la logique de cette décision arbitraire échappe encore à ceux qui en subissent ou en subiront les conséquences.
Par TRICARD - Publié dans : France télévisions
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Mercredi 9 janvier 2008
Disons-le tout net: le débat sur la suppression de la publicité sur les chaînes du service public est dépassé. Ou plutôt, les participants au débat (ici Laurent Fabius dans un article du Monde) semblent dépassés pas les évènements.

Ca, c'est de la comm' !!!

Le Président a repris la main. Ses contempteurs commençaient tout juste à s'emparer de ses frasques égypto-bolloré-bruniennes pour critiquer cette politique spectacle qui n'a cure des déboires de l'homme de la rue, que déjà il reprend la main et nous force (tous) à parler d'autres choses. Et qu'annonce-t-il? Pas moins d'une révolution culturelle: suppression des 35 heures, instauration d'une politique de quotas, inscription de la diversité dans la Constitution, et...suppression de la pub sur les chaînes du service public. Libé a beau titrer "habile mais hors sujet", c'est l'habile qui l'emporte, car déjà le débat porte sur ce qu'a dit le Président, plus sur ce qu'il vient de faire...

Deux options: diminution des ressources ou privatisation d'une chaine

Mais si la réforme sur la suppression de la pub passe, que va-t-il se passer?

Comme le souligne Fabius dans l'article du Monde cité plus haut, il est impensable que le manque à gagner (environ 800 millions d'euros) pour les chaînes du public soit intégralement compensé par une ponction des gains du privé. Tout au plus seront-elles taxées à 15 ou 20% de cette somme. Je souligne que les écrans de TF1 et de M6 aux heures de grande écoute, c'est-à-dire là où ils sont les plus chers, sont déjà encombrés. Donc, soit la loi assouplit la réglementation en matière de coupures pub (seconde coupure, écrans plus longs - ils sont aujourd'hui limités à 12 minutes par heure glissante), soit les tarifs augmentent, l'offre régie ayant diminué de moitié. Ce sera probablement les deux, mais l'absorption par le privé des ressources publicitaires du public ne devrait pas être intégrale.

Moins de sous pour le secteur public, c'est la porte ouverte à la revente d'une chaine. Ainsi, on concentre les moyens sur un nombre restreints de chaines, mieux financées, et libérées des contraintes commerciales. Un modèle idéal, un modèle à la BBC. Un modèle qui fait rêver...

Mais quid de la chaine à vendre?...

L'autre option, et Sarkozy est sûrement en train de le préparer, c'est la vente d'une des chaînes de France Télévisions. Or, deux acteurs majeurs de l'économie française amis du Président sont susceptibles d'être intéressés: Lagardère, déjà très actif dans les médias, et Bolloré, aujourd'hui entré dans la TNT avec Direct 8.

Le groupe Lagardère s'étant déjà fait avoir avec la défunte 5, gouffre financier racheté à Berlusconi et fermé en 1992, le seul canal qui pourrait intéresser ces acteurs est celui susceptible de rivaliser avec la toute puissante TF1: le deuxième canal.

On s'achemine donc, tout droit, avec cette annonce, si elle est suivie d'effets, à une privatisation de France 2.

Pour aller plus loin, lire l'excellent livre d'Alain de Greef: Vous regardez trop la publicité, éd. Flammarion dans lequel l'ancien patron des programmes de Canal+, revenu de tout, préconise cette solution pour réinjecter de la concurrence dans le PAF et pour créer un pôle public plus proche dans l'esprit de la BBC.
Par TRICARD - Publié dans : media-tv
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