Jeudi 4 janvier 2007 4 04 01 2007 14:18

En écho à l'article précédent, le Blog Media-TV vous livre visuellement le nouveau logo de Direct8 (et celui dont il est issu: celui de DirectSoir)... Chose amusante, en moins d'un an, plusieurs émissions télé existaient avec un logo similaire... Direct8 arrivant un peu tard dans la course à la bulle BD.

Le logo de Direct 8

Le logo de Direct Soir

 

 L'émission "Blog6" de M6...

 

...et l'émission "Bouge la France" de PublicSénat

Par Christopher Agustin - Publié dans : media-tv
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Vendredi 29 décembre 2006 5 29 12 2006 19:02

La chaîne née sur la TNT se dote d'une nouvelle identité visuelle

Evolution ou révolution dans vos télévisions à Noël : la chaîne du direct, Direct 8 (visible sur la TNT, et via une grande partie des opérateurs du câble et sur le satellite), vient de se doter d’une nouvelle identité visuelle. Sorte de « bulle » de BD rouge (en fait un rectangle) avec une police en blanc et noir, le nouveau logo reprend globalement le code graphique de « Direct Soir », le journal gratuit quotidien du groupe Bolloré. L’évolution de la robe de la chaîne est ainsi majeure.

Précédemment le logo de la chaîne était constitué de deux globes terrestres empilés… un logo créé en réunion par le PDG lui même (nous rappelait-il lors de l’émission inaugurale).

Remarquons que nous avons échappé à un logo constitué de sphères remplies par deux petits oiseaux (l’oiseau a finalement atterri dans les programmes jeunesse : Thui-Thui). L’habillage précédent, créé par Streampower (société du groupe Bolloré dirigée par Dominique Delport) se fondait sur l’empilement d’objets hétéroclites ronds, rappelant le chiffre 8. Mais cette période écolo et terrienne est révolue et l’habillage, désormais mis en place, est beaucoup plus professionnel… et finalement beaucoup plus fade : un peu de 3D pour les autopromos, des synthés sans intérêt, et surtout la disparition du ridicule « direct » à l’antenne de la chaîne.

Longtemps dénigré, le synthé « direct » (à côté du nom « direct 8 » d’où un certain bégaiement de l’antenne), donnait une information efficace qui a désormais disparue… Beaucoup de programmes de la chaîne sont en direct, mais certains sont rediffusés et d’autres sont tournés dans les conditions du direct mais non diffusés en direct (« Morandini ! » par exemple) et désormais il est assez impossible de savoir quand le direct est réel ou pas. Autre petit détail, l’heure, enchâssée dans le logo fait perdre totalement la force du design de celui là… le côté « expression » que faisait ressortir le nouveau logo est fortement diminué. Dommage. En tout cas, la nomination de Yannick Bolloré à la direction des programmes de Direct8, fait souffler un vent de renouveau et de rapprochement de l’antenne avec l’époque actuelle. Le seul souci venant sans doute du différentiel désormais visible entre le professionnalisme de l’habillage antenne et celui des contenus, mais ne doutons pas que ce chantier est en cours… les annonces des nouveaux programmes à l’antenne à partir de janvier (émission sur le poker et divertissements produits par Endemol) seront les preuves d’un renouveau télévisuel.

Par Christopher Agustin - Publié dans : media-tv
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Samedi 9 décembre 2006 6 09 12 2006 19:12
par Christopher Agustin

En ces temps de présidentielles, de choix de société et de valeurs, il est une constatation particulière sur la France. Nous avons évité dans les années 80 et 90 une mise en application d’une tendance mondiale : le libéralisme. Evidemment, l’humanisme qui a prévalu est plus positif que les drames que le libéralisme a pu engendrer partout ailleurs (même si la situation des délocalisations existe évidemment ici) ; mais pour autant, le réalisme économique n’est plus réellement au centre du débat.

Prenons par exemple la télévision. Nous sommes typiquement dans une situation non concurrentielle. Une parenthèse particulière française. Où finalement, les acteurs de l’audiovisuel télévisuel se battent gentiment sur des problématiques arrondies. Nous nous trouvons dans une situation pacifiée où le lobbying souterrain a une importance forte, où là aussi, la fracture entre « l’élite audiovisuelle » et le grand public de grandir, les derniers se sentant lésés par les choix parfois irrationnels d’une économie aux problématiques plus complexes qu’elles ne devraient être.

Ce n’est pas forcément du populisme que de dire cela, dernier exemple en date : le canal bonus attribué aux acteurs traditionnels de la télévision, lors du switch off*. Evidemment, les grands groupes TV qui travaillent depuis des années au soutien économique d’industries de création méritent d’être soutenues. Voire « dédommagées ». Mais dédommagées de quoi ? La suppression de l’analogique, permettant à la totalité des français (par la TNT, le satellite, l’ADSL, le câble) de recevoir plus de programmes, permettant de développer de nouvelles technologies (TV mobile), a-t-elle une réelle incidence négative sur les acteurs traditionnels ? Et surtout, la volonté étatique d’équilibrer les acteurs en présence sur la TNT n’a-t-elle pas artificiellement créé des acteurs nouveaux ayant désormais des difficultés à remplir leur antenne ? Les problématiques de droits audiovisuels face auxquels NRJ et Lagardère se placent sont la résultante d’un manque d’équilibre des forces dans le PAF.

Si l’on prend simplement les résultats d’audience, il est une chaîne qui dépasse de loin toutes les autres**. Pire, si l’on se penche sur les résultats publicitaires, cette même chaîne dépasse encore plus ses concurrents. Ce n’est pas une critique vis-à-vis de TF1. Bien au contraire. Rien n’est plus difficile d’arriver à ces résultats d’audience, de part de marché publicitaire, de les maintenir à ces niveaux exceptionnels depuis des dizaines d’années. Pour autant, l’analyse se porte en termes de dynamisme général du marché. La gestion de la (rente de) situation ne permet aucune prise de risques de la part des leaders… et des suiveurs. Ces derniers sont bien trop loin des parts d’audience et de marché publicitaire pour pouvoir essayer de ravir durablement la place de leader, quel que soit la tranche horaire visée, d’ailleurs.

Alors, même s’il est détestable de le faire, si l’on regarde du côté des Etats-Unis, la part d’audience des différents networks est proche, très proche, et la créativité est à son maximum. Des efforts dans la qualité, l’investissement et la réactivité, sont faits quotidiennement. La production nationale engendre toujours plus d’audience que l’étrangère. Cette constatation est également faite en Allemagne. La majorité des chaînes (avec une offre câblée forte) se suivent dans les audiences ; et le niveau de production nationale est au plus fort. Mieux, même sans quotas obligatoires d’œuvres européennes et nationales, les chaînes produisent plus que les niveaux prévus dans la directive TSF. Alors oui, si, artificiellement, en France, par l’obligation juridique, nous nous trouvons dans une situation de création forte (cinéma et audiovisuel), l’esprit n’est pas le même. Nous sommes dans des rentes de situation, liées à la gestion administrative des obligations. Quand aux Etats Unis (où ailleurs), un projet de série est proposé à toutes les chaînes, simplement parce qu’il est bon (quitte à faire une surenchère pour avoir les meilleurs moyens, la meilleure exposition, et un danger plus grand que la série s’arrête), en France, nous nous trouvons dans une situation d’exclusivité, où, un projet doit être spécifiquement dédié à un diffuseur. Et chaque diffuseur se cambre dans son attitude et sa posture éditoriale, plutôt que d’aspirer à la nouveauté et à la modernité.

Non, le téléspectateur n’est pas frileux (de bons projets tels que « Clara Sheller » en est la preuve). Non le téléspectateur n’a pas mauvais goût (sans rentrer dans le populisme selon lequel le téléspectateur a toujours raison). Oui le téléspectateur sait reconnaître la qualité de ce qu’il regarde ou pas (« L’Etat de Grâce » en est l’exemple frappant). Alors, la vraie question est de savoir quel est le degré de liberté que l’on désire. On a la politique que l’on mérite. On a la télévision que l’on mérite. Accepter le marché, c’est accepter une liberté certaine et une modernité réelle. Rigidifier l’ensemble, c’est se trouver confronté à des situations improbables, que les téléspectateurs refusent malgré tout (il suffit de voir les sondages d’image sur la télévision).

Le libéralisme n’est pas forcément la solution. Le réalisme davantage. Prenons la BBC. Gérer l’une des plus grosses institutions publiques mondiales comme un groupe privé n’empêche ni la qualité ni l’audience. Et c’est son concurrent privé (ITV) qui est en difficulté. La BBC ne cède pas forcément au populisme et remplit mieux qu’en France ses obligations de service public (chaîne parlementaire gérée par la BBC, chaîne d’information nationale et internationale gérée par la BBC, chaînes enfants sur la TNT…). Ayons une vision d’équilibre entre le privé et le public. Equilibre pas seulement en nombre de chaînes, mais également sur d’autres paramètres économiques.

Redynamisons le marché, cela ne sera pas pire que l’exception culturelle française actuelle, remplie de formats internationaux vaguement adaptés (en télé réalité, documentaires et même fictions…). Notre politique d’exception n’aura pas fait rempart, sans insulter les créateurs qui aimeraient être plus écoutés par les diffuseurs, à la non création française.

Christophe.Agustin

*  arrêt de l'analogique et passage au tout-numérique, prévu en France en 2012
** TF1
Par Christopher Agustin - Publié dans : media-tv
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Jeudi 29 juin 2006 4 29 06 2006 10:49

TF1 vient de prendre 20% dans la société qui exploite over-blog, c'est-à-dire la société qui exploite la plate-forme qui abrite ce blog.

Je retire par conséquent tout ce que j'ai pu dire ou écrire sur TF1. TF1 est un groupe formidable qui édite des chaînes merveilleuses qui font beaucoup pour l'avancement des valeurs humaine, de l'éthique et de la démocratie, tout ça, tout ça. Grâce à TF1, le peuple de France devient un peu plus intelligent chaque jour et nous devrions remercier chaque jour notre actuel Président de la République d'avoir eu la clairvoyance d'offrir, en 1986, au groupe de BTP Bouygues, la première chaîne de télévision du pays.

Et vive Jean-Pierre Pernaud! Et vive Etienne Mougeotte! Et  vive Patrick Le Lay!

Par Tricard - Publié dans : media-tv
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Jeudi 22 juin 2006 4 22 06 2006 13:26

J'ai reçu ce matin une alerte pour soutenir l'émission du dangereusement gauchiste Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis", reléguée dans une case cachée (15h) de France Inter par le Président de Radio France, Jean-Paul Cluzel (photo), ami de Juppé et de Chirac, "de droite, catholique et libéral".

Moi qui suis à l'ultra-gauche de la droite libérale, je souscris totalement, et encourage tout le monde à aller signer la pétition sur http://petition.la-bas.org/

A bon entendeur...

 

Jean-Paul Cluzel

Par Tricard - Publié dans : media-tv
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