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Ou les aventures du crayon qui parle
François Olislaeger
Vingt-six ans après l'abolition de la peine de mort par François Mitterrand, l'actuel Président essaie de se réapproprier cet acte courageux mené par Badinter, en mobilisant le Congrès, c'est-à-dire les deux chambres réunies à Versailles, pour faire entrer cette annulation dans la Constitution.
Acte doublement inutile, puisque non seulement la disposition prévoyant la peine de mort (ancien article 1 du code pénal) est abrogée dans la loi française, mais de surcroît, elle est également interdite pour tous les pays de l'Union européenne, c'est-à-dire par des textes ayant une valeur juridique supérieure à notre Consitution.
Quel rapport avec les médias, me direz-vous? Aucun, si ce n'est que les médias se font les complices de ce non-événement, comme le montre cette capture d'écran prise sur la page d'accueil du site lci.fr.
Et pendant ce temps là, de quoi ne nous parle-t-on pas? Du Darfour? De l'Erythrée? De la Somalie? Du fait que la majorité des français ne veut ni de Sarkozy, ni de Royal? Des intentions de Bush vis-à-vis de l'Iran?
Je sais, c'est pas charitable, mais une belle faute de français au mot "français" sur le site des anciens élèves de l'Ecole Nationale de l'Administration, c'est-à-dire l'ENA, ça ne se rate pas...
Trois nouveaux membres au Conseil supérieur de l'audiovisuel, et un rapport de force qui ne change pas: huit membres de droite pour un de gauche.
Le nouveau Président est Michel Boyron (photo) - ENA promo 1970. Il remplace Dominique Baudis - qui ira vraisemblablement pantoufler à l'Institut du monde arabe, à la place d'Yves Guéna (je sais, faut suivre, c'est pas commode), en attendant de récupérer sa mairie de Toulouse (ce qui promet, avec un beau duel avec Douste Blazy). M. Boyron a été, au cabinet de Léotard, un des concepteurs de la loi du 30 septembre 1986, qui régit encore après plusieurs séries d'amendement l'audiovisuel en France. Il a également dirigé Radio France, puis a été directeur de cabinet de Raffarin à Matignon avant d'être recasé à Réseau Ferré de France (RFF), la structure ultra-déficitaire dont la fonction est de faire croire aux français que la SNCF gagne de l'argent.

Michel Boyron
Les deux autres membres sont le sénateur de droite Alain Méar, Directeur de cabinet de Christian Poncelet au Sénat, et le journaliste apparenté à gauche, Rachid Arhab (photo) qui, bien avant Harry Roselmack, représenta les minorités visibles au 20h. On attendait Laure Adler, ancienne directrice de France Culture, à ce poste, mais d'après Libération, cette dernière n'aurait accepté que la présidence du CSA, réservée par Jacques Chirac à Boyron.

Rachid Arhab
En écho à l'article précédent, le Blog Media-TV vous livre visuellement le nouveau logo de Direct8 (et celui dont il est issu: celui de DirectSoir)... Chose amusante, en moins d'un an, plusieurs émissions télé existaient avec un logo similaire... Direct8 arrivant un peu tard dans la course à la bulle BD.
Le logo de Direct 8
Le logo de Direct Soir
L'émission "Blog6" de M6...
...et l'émission "Bouge la France" de PublicSénat
La chaîne née sur la TNT se dote d'une nouvelle identité visuelle
Evolution ou révolution dans vos télévisions à Noël : la chaîne du direct, Direct 8 (visible sur la TNT, et via une grande partie des opérateurs du câble et sur le satellite), vient de se doter d’une nouvelle identité visuelle. Sorte de « bulle » de BD rouge (en fait un rectangle) avec une police en blanc et noir, le nouveau logo reprend globalement le code graphique de « Direct Soir », le journal gratuit quotidien du groupe Bolloré. L’évolution de la robe de la chaîne est ainsi majeure.
Précédemment le logo de la chaîne était constitué de deux globes terrestres empilés… un logo créé en réunion par le PDG lui même (nous rappelait-il lors de l’émission inaugurale).
Remarquons que nous avons échappé à un logo constitué de sphères remplies par deux petits oiseaux (l’oiseau a finalement atterri dans les programmes jeunesse : Thui-Thui). L’habillage précédent, créé par Streampower (société du groupe Bolloré dirigée par Dominique Delport) se fondait sur l’empilement d’objets hétéroclites ronds, rappelant le chiffre 8. Mais cette période écolo et terrienne est révolue et l’habillage, désormais mis en place, est beaucoup plus professionnel… et finalement beaucoup plus fade : un peu de 3D pour les autopromos, des synthés sans intérêt, et surtout la disparition du ridicule « direct » à l’antenne de la chaîne.
Longtemps dénigré, le synthé « direct » (à côté du nom « direct 8 » d’où un certain bégaiement de l’antenne), donnait une information efficace qui a désormais disparue… Beaucoup de programmes de la chaîne sont en direct, mais certains sont rediffusés et d’autres sont tournés dans les conditions du direct mais non diffusés en direct (« Morandini ! » par exemple) et désormais il est assez impossible de savoir quand le direct est réel ou pas. Autre petit détail, l’heure, enchâssée dans le logo fait perdre totalement la force du design de celui là… le côté « expression » que faisait ressortir le nouveau logo est fortement diminué. Dommage. En tout cas, la nomination de Yannick Bolloré à la direction des programmes de Direct8, fait souffler un vent de renouveau et de rapprochement de l’antenne avec l’époque actuelle. Le seul souci venant sans doute du différentiel désormais visible entre le professionnalisme de l’habillage antenne et celui des contenus, mais ne doutons pas que ce chantier est en cours… les annonces des nouveaux programmes à l’antenne à partir de janvier (émission sur le poker et divertissements produits par Endemol) seront les preuves d’un renouveau télévisuel.