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Vendredi 16 février 2007
Ca n'a rien à voir, mais c'est tellement sympa...



Par Tricard - Publié dans : media-tv
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Mardi 30 janvier 2007

Vingt-six ans après l'abolition de la peine de mort par François Mitterrand, l'actuel Président essaie de se réapproprier cet acte courageux mené par Badinter, en mobilisant le Congrès, c'est-à-dire les deux chambres réunies à Versailles, pour faire entrer cette annulation dans la Constitution.

Acte doublement inutile, puisque non seulement la disposition prévoyant la peine de mort (ancien article 1 du code pénal) est abrogée dans la loi française, mais de surcroît, elle est également interdite pour tous les pays de l'Union européenne, c'est-à-dire par des textes ayant une valeur juridique supérieure à notre Consitution.

Quel rapport avec les médias, me direz-vous? Aucun, si ce n'est que les médias se font les complices de ce non-événement, comme le montre cette capture d'écran prise sur la page d'accueil du site lci.fr.  

Et pendant ce temps là, de quoi ne nous parle-t-on pas? Du Darfour? De l'Erythrée? De la Somalie? Du fait que la majorité des français ne veut ni de Sarkozy, ni de Royal? Des intentions de Bush vis-à-vis de l'Iran?

Par Tricard - Publié dans : media-tv
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Mercredi 24 janvier 2007

Je sais, c'est pas charitable, mais une belle faute de français au mot "français" sur le site des anciens élèves de l'Ecole Nationale de l'Administration, c'est-à-dire l'ENA, ça ne se rate pas...

 

Par Tricard - Publié dans : media-tv
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Mercredi 24 janvier 2007

Trois nouveaux membres au Conseil supérieur de l'audiovisuel, et un rapport de force qui ne change pas: huit membres de droite pour un de gauche.

Le nouveau Président est Michel Boyron (photo) - ENA promo 1970. Il remplace Dominique Baudis - qui ira vraisemblablement pantoufler à l'Institut du monde arabe, à la place d'Yves Guéna (je sais, faut suivre, c'est pas commode), en attendant de récupérer sa mairie de Toulouse (ce qui promet, avec un beau duel avec Douste Blazy). M. Boyron a été, au cabinet de Léotard, un des concepteurs de la loi du 30 septembre 1986, qui régit encore après plusieurs séries d'amendement l'audiovisuel en France. Il a également dirigé Radio France, puis a été directeur de cabinet de Raffarin à Matignon avant d'être recasé à Réseau Ferré de France (RFF), la structure ultra-déficitaire dont la fonction est de faire croire aux français que la SNCF gagne de l'argent.

Le patron de Réseau ferré de France, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, retrouve aujourd'hui son domaine de prédilection, le PAF.

Michel Boyron

Les deux autres membres sont le sénateur de droite Alain Méar, Directeur de cabinet de Christian Poncelet au Sénat, et le journaliste apparenté à gauche, Rachid Arhab (photo) qui, bien avant Harry Roselmack, représenta les minorités visibles au 20h. On attendait Laure Adler, ancienne directrice de France Culture, à ce poste, mais d'après Libération, cette dernière n'aurait accepté que la présidence du CSA, réservée par Jacques Chirac à Boyron.

Rachid Arhab

Par Tricard - Publié dans : media-tv
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Jeudi 4 janvier 2007

En écho à l'article précédent, le Blog Media-TV vous livre visuellement le nouveau logo de Direct8 (et celui dont il est issu: celui de DirectSoir)... Chose amusante, en moins d'un an, plusieurs émissions télé existaient avec un logo similaire... Direct8 arrivant un peu tard dans la course à la bulle BD.

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Le logo de Direct 8

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Le logo de Direct Soir

 

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 L'émission "Blog6" de M6...

 

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...et l'émission "Bouge la France" de PublicSénat

Par Christophe Agustin - Publié dans : media-tv
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Vendredi 29 décembre 2006

La chaîne née sur la TNT se dote d'une nouvelle identité visuelle

Evolution ou révolution dans vos télévisions à Noël : la chaîne du direct, Direct 8 (visible sur la TNT, et via une grande partie des opérateurs du câble et sur le satellite), vient de se doter d’une nouvelle identité visuelle. Sorte de « bulle » de BD rouge (en fait un rectangle) avec une police en blanc et noir, le nouveau logo reprend globalement le code graphique de « Direct Soir », le journal gratuit quotidien du groupe Bolloré. L’évolution de la robe de la chaîne est ainsi majeure.

Précédemment le logo de la chaîne était constitué de deux globes terrestres empilés… un logo créé en réunion par le PDG lui même (nous rappelait-il lors de l’émission inaugurale).

Remarquons que nous avons échappé à un logo constitué de sphères remplies par deux petits oiseaux (l’oiseau a finalement atterri dans les programmes jeunesse : Thui-Thui). L’habillage précédent, créé par Streampower (société du groupe Bolloré dirigée par Dominique Delport) se fondait sur l’empilement d’objets hétéroclites ronds, rappelant le chiffre 8. Mais cette période écolo et terrienne est révolue et l’habillage, désormais mis en place, est beaucoup plus professionnel… et finalement beaucoup plus fade : un peu de 3D pour les autopromos, des synthés sans intérêt, et surtout la disparition du ridicule « direct » à l’antenne de la chaîne.

Longtemps dénigré, le synthé « direct » (à côté du nom « direct 8 » d’où un certain bégaiement de l’antenne), donnait une information efficace qui a désormais disparue… Beaucoup de programmes de la chaîne sont en direct, mais certains sont rediffusés et d’autres sont tournés dans les conditions du direct mais non diffusés en direct (« Morandini ! » par exemple) et désormais il est assez impossible de savoir quand le direct est réel ou pas. Autre petit détail, l’heure, enchâssée dans le logo fait perdre totalement la force du design de celui là… le côté « expression » que faisait ressortir le nouveau logo est fortement diminué. Dommage. En tout cas, la nomination de Yannick Bolloré à la direction des programmes de Direct8, fait souffler un vent de renouveau et de rapprochement de l’antenne avec l’époque actuelle. Le seul souci venant sans doute du différentiel désormais visible entre le professionnalisme de l’habillage antenne et celui des contenus, mais ne doutons pas que ce chantier est en cours… les annonces des nouveaux programmes à l’antenne à partir de janvier (émission sur le poker et divertissements produits par Endemol) seront les preuves d’un renouveau télévisuel.

Par Christophe Agustin - Publié dans : media-tv
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Samedi 9 décembre 2006
par Christophe Agustin

En ces temps de présidentielles, de choix de société et de valeurs, il est une constatation particulière sur la France. Nous avons évité dans les années 80 et 90 une mise en application d’une tendance mondiale : le libéralisme. Evidemment, l’humanisme qui a prévalu est plus positif que les drames que le libéralisme a pu engendrer partout ailleurs (même si la situation des délocalisations existe évidemment ici) ; mais pour autant, le réalisme économique n’est plus réellement au centre du débat.

Prenons par exemple la télévision. Nous sommes typiquement dans une situation non concurrentielle. Une parenthèse particulière française. Où finalement, les acteurs de l’audiovisuel télévisuel se battent gentiment sur des problématiques arrondies. Nous nous trouvons dans une situation pacifiée où le lobbying souterrain a une importance forte, où là aussi, la fracture entre « l’élite audiovisuelle » et le grand public de grandir, les derniers se sentant lésés par les choix parfois irrationnels d’une économie aux problématiques plus complexes qu’elles ne devraient être.

Ce n’est pas forcément du populisme que de dire cela, dernier exemple en date : le canal bonus attribué aux acteurs traditionnels de la télévision, lors du switch off*. Evidemment, les grands groupes TV qui travaillent depuis des années au soutien économique d’industries de création méritent d’être soutenues. Voire « dédommagées ». Mais dédommagées de quoi ? La suppression de l’analogique, permettant à la totalité des français (par la TNT, le satellite, l’ADSL, le câble) de recevoir plus de programmes, permettant de développer de nouvelles technologies (TV mobile), a-t-elle une réelle incidence négative sur les acteurs traditionnels ? Et surtout, la volonté étatique d’équilibrer les acteurs en présence sur la TNT n’a-t-elle pas artificiellement créé des acteurs nouveaux ayant désormais des difficultés à remplir leur antenne ? Les problématiques de droits audiovisuels face auxquels NRJ et Lagardère se placent sont la résultante d’un manque d’équilibre des forces dans le PAF.

Si l’on prend simplement les résultats d’audience, il est une chaîne qui dépasse de loin toutes les autres**. Pire, si l’on se penche sur les résultats publicitaires, cette même chaîne dépasse encore plus ses concurrents. Ce n’est pas une critique vis-à-vis de TF1. Bien au contraire. Rien n’est plus difficile d’arriver à ces résultats d’audience, de part de marché publicitaire, de les maintenir à ces niveaux exceptionnels depuis des dizaines d’années. Pour autant, l’analyse se porte en termes de dynamisme général du marché. La gestion de la (rente de) situation ne permet aucune prise de risques de la part des leaders… et des suiveurs. Ces derniers sont bien trop loin des parts d’audience et de marché publicitaire pour pouvoir essayer de ravir durablement la place de leader, quel que soit la tranche horaire visée, d’ailleurs.

Alors, même s’il est détestable de le faire, si l’on regarde du côté des Etats-Unis, la part d’audience des différents networks est proche, très proche, et la créativité est à son maximum. Des efforts dans la qualité, l’investissement et la réactivité, sont faits quotidiennement. La production nationale engendre toujours plus d’audience que l’étrangère. Cette constatation est également faite en Allemagne. La majorité des chaînes (avec une offre câblée forte) se suivent dans les audiences ; et le niveau de production nationale est au plus fort. Mieux, même sans quotas obligatoires d’œuvres européennes et nationales, les chaînes produisent plus que les niveaux prévus dans la directive TSF. Alors oui, si, artificiellement, en France, par l’obligation juridique, nous nous trouvons dans une situation de création forte (cinéma et audiovisuel), l’esprit n’est pas le même. Nous sommes dans des rentes de situation, liées à la gestion administrative des obligations. Quand aux Etats Unis (où ailleurs), un projet de série est proposé à toutes les chaînes, simplement parce qu’il est bon (quitte à faire une surenchère pour avoir les meilleurs moyens, la meilleure exposition, et un danger plus grand que la série s’arrête), en France, nous nous trouvons dans une situation d’exclusivité, où, un projet doit être spécifiquement dédié à un diffuseur. Et chaque diffuseur se cambre dans son attitude et sa posture éditoriale, plutôt que d’aspirer à la nouveauté et à la modernité.

Non, le téléspectateur n’est pas frileux (de bons projets tels que « Clara Sheller » en est la preuve). Non le téléspectateur n’a pas mauvais goût (sans rentrer dans le populisme selon lequel le téléspectateur a toujours raison). Oui le téléspectateur sait reconnaître la qualité de ce qu’il regarde ou pas (« L’Etat de Grâce » en est l’exemple frappant). Alors, la vraie question est de savoir quel est le degré de liberté que l’on désire. On a la politique que l’on mérite. On a la télévision que l’on mérite. Accepter le marché, c’est accepter une liberté certaine et une modernité réelle. Rigidifier l’ensemble, c’est se trouver confronté à des situations improbables, que les téléspectateurs refusent malgré tout (il suffit de voir les sondages d’image sur la télévision).

Le libéralisme n’est pas forcément la solution. Le réalisme davantage. Prenons la BBC. Gérer l’une des plus grosses institutions publiques mondiales comme un groupe privé n’empêche ni la qualité ni l’audience. Et c’est son concurrent privé (ITV) qui est en difficulté. La BBC ne cède pas forcément au populisme et remplit mieux qu’en France ses obligations de service public (chaîne parlementaire gérée par la BBC, chaîne d’information nationale et internationale gérée par la BBC, chaînes enfants sur la TNT…). Ayons une vision d’équilibre entre le privé et le public. Equilibre pas seulement en nombre de chaînes, mais également sur d’autres paramètres économiques.

Redynamisons le marché, cela ne sera pas pire que l’exception culturelle française actuelle, remplie de formats internationaux vaguement adaptés (en télé réalité, documentaires et même fictions…). Notre politique d’exception n’aura pas fait rempart, sans insulter les créateurs qui aimeraient être plus écoutés par les diffuseurs, à la non création française.

Christophe.Agustin

*  arrêt de l'analogique et passage au tout-numérique, prévu en France en 2012
** TF1
Par Agustin - Publié dans : media-tv
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